N°3 Février 2007

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En bref...

L'équipe du site Internet Ameublement Durable vous adresse ses meilleurs voeux pour l'année 2007...

Pour vous, votre famille et vos proches. Nous souhaitons que vos engagements et pratiques vous guident sur des chemins écologiquement responsables, et humainement riches et plus que soutenables. Nous espérons pouvoir collaborer, échanger avec vous tout au long de cette année.

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Consultation publique

Le Ministère de l’écologie et du développement durable et le Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie organisent, du 14 décembre 2006 au 25 janvier 2007, une consultation publique électronique afin de recueillir l’avis de tous les acteurs de la commande publique sur la définition du plan national d’action pour des achats publics durables.

Cette consultation est ouverte à tous les publics professionnels ou non sur le site du Ministère.
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La certification fait école

Entreprise familiale française, fondée en 1865, la société Delagrave, depuis cinq générations, produit chaque année 150000 chaises, 70000 tables, 30000 fauteuils et 25000 meubles divers à destination des établissements d'enseignement.
Déjà certifiée NF Education Collectivité, elle est certifiée PEFC depuis le 20 mars 2006, pour sa gamme de bancs scolaires et prévoit d'étendre cette certification à l'ensemble de ses produits. Dans le même temps, elle s'est engagée dans une démarche NF Environnement.

Le CTBA mobilisé dans la traque aux COV

L’Agence française de sécurité sanitaire et de l’environnement et du travail (Afsset) a mis au point en partenariat avec le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), l'Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur (OQAI), le Centre Technique du Bois et de l’Ameublement (CTBA) et l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS), un protocole de mesure des composés organiques volatils (COV) présents dans l’air intérieur et émis par les produits de construction solides.
Objectifs : contribuer à une meilleure connaissance de la qualité de l’air intérieur afin de qualifier les produits de construction et mieux les étiqueter. Une démarche prioritaire du Plan national santé environnement (PNSE) qui vise l'étiquetage de 50 % de produits mis en marché d'ici 2010

Le rapport de l’Afsset : COV et produits de construction
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L'éco-design en pleine lumière

Le 8 novembre 2006, à l’occasion du salon Equip’Hôtel, le jury du concours « Vers l’écoconception de luminaire » organisé par le GIL (Groupement interprofessionnel du luminaire) et l’ADEME a attribué le 1er prix à la « Lampe décorative » de FD Eclairage Architectural, le meilleur compromis, selon lui, entre une source de lumière innovante et économe en énergie, la led, une esthétique simple et pure et une fonctionnalité aboutie.

2ème prix a récompensé Stéphanie LAPENDRY et Cécile LIARD fondatrices de la société Tombées des Nues pour leur « Luminaire Modulable ». Enin, c'est la société SEAE, créée en 1940 qui a obtenu le 3ème prix pour son « Lampadaire Busy », alternative à l'halogène classique..



L'éco-textile ne perd pas le Nord

Le programme transfrontalier Envirotex lancé dans le cadre du Fonds européen de développement régional (Feder), sera prolongé jusqu’à fin juin 2007. Cette initiative Initialement étalée sur trois ans (2004-2006) cherche à résoudre les questions d’ordre environnemental au sein du secteur textile/habillement de la province belge du Hainaut et de la région française du Nord/Pas-de-Calais. L’initiative a déjà permis à de nombreuses PME locales, parmi lesquelles des spécialistes de l'ameublement, d'innover en termes de management environnemental et de fabrication de textiles recyclés.
Contact : UIT Nord - Tél : 03-20-99-24-32.

E.mail: franck.duhamel@uitnord.fr



Changeons d'air à la Villette

Depuis le 17 octobre dernier et jusqu'au 12 août 2007, l’exposition « Changer d’ère », à la Cité des Sciences de La Villette. Inspirée de l’ouvrage 'Il y aura l’âge des choses légères', écrit sous la direction de Thierry Kazazian, consacrée à la prise en compte du développement durable dans nos modes de vie entend proposer « une alternative non contraignante à nos modes de vie actuels », comme le dit Basile Gueorguievsky, co-commissaire.

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CTBA adhérent de l'association Orée

Nous sommes heureux de vous informer de la toute récente adhésion du CTBA à l'association OREE.
Cette association est une véritable plateforme de réflexion sur l'environnement et le développement durable. L’un des moteurs de cette action réside dans l’aide des PME-PMI à intégrer ce paramètre de manière pérenne, notamment en les impliquant dans des opérations collectives. Trans acteurs et trans frontières, Orée est un lieu constructif de dialogue et d’action opérationnelle entre l'ensemble de ces acteurs.

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Cas concret

Mobalpa, un cuisiniste à l'aise avec les quatre éléments.

À mesure qu'on remonte les vallées à l'assaut des massifs nord-alpins, l'activité industrielle se fait naturellement discrète. Mais, discrétion ne signifie pas forcément modestie. À Thônes, par exemple, où le Nom et le Fier, si bien nommé, convergent en un torrent prêt, déjà, à défier le Rhône, le site du Bray, berceau de la société Mobalpa, avec ses quelques 110000 m2, fait figure d'exception. Difficile d'imaginer en effet pareille implantation, entre Bornes et Aravis, au pays du Reblochon ! En marge de la Savoie laborieuse, celle de l'Avre et des champions du décolletage ou celle des vallées de Maurienne et Tarentaise dopée autrefois par la houille blanche, une telle aventure industrielle en impose. Pour Christian Farat, Directeur Qualité-Environnement du célèbre cuisiniste, 'elle impose surtout des obligations au regard de cet environnement remarquable où une société aussi en vue que Mobalpa a tout intérêt à ne pas se faire remarquer.'

Novateur depuis longtemps

Ce respect de l'environnement, pourtant, ne date pas d'hier. Bien antérieur à la réputation de la marque, il est une des valeurs cardinales de l'entreprise qui s'exprime suivant les préoccupations du moment. Cela a commencé, dans les années 70, par la mise en oeuvre d'un dispositif automatique de protection incendie sur le site de La Cour. Novatrice pour l'époque, cette démarche scelle, déjà, l'alliance entre 'sécurité' et 'environnement' tout en conjurant le souvenir de l'incendie de l'atelier d'origine.
Très vite, d'autres problèmes très concrets appellent des solutions où se conjuguent intérêt économique et écologie. Les premiers chocs pétroliers poussent à réviser la gestion de la flotte et la conduite des chauffeurs. Les extensions du site, au début des années 80, et l'usage intensif de résines et de produits de finition conduisent à mettre l'accent sur la protection des eaux. Systématiquement récupérées, les eaux industrielles sont retraitées par un prestataire afin d'écarter tout risque de pollution du 'Nom', le torrent qui, au temps du fondateur, fournissait l'énergie.
La création de 'l'Usine du Bray', en septembre 1990, est l'occasion de systématiser toutes ces démarches. Le maître mot n'est pas encore 'environnement' mais 'qualité'. Mais, Christian Farat, à l'époque jeune qualiticien transfuge de la filière électronique régionale comprend vite, 'que, dans l'esprit de la direction, l'un ne va pas sans l'autre.'
De fait, la nouvelle unité de production intègre une imposante série de dispositions environnementales : éclairage zénithal, tri des déchets, contrôle et réduction des composés organiques volatils, introduction des vernis hydrosolubles... Chaque année apporte son lot d'améliorations. Si bien qu'au tournant du millénaire, l'entreprise décide d'en formaliser le contour grâce à la certification.

Certification globale

Le projet a un nom de code : ISOTOP. Son objectif : obtenir en deux ans la double certification ISO 9001, pour la qualité, et ISO 14001, pour le management environnemental.« Plus précisément, rappelle Christian Farat, il s'agissait de mettre sur pied un management intégrant sécurité, qualité et environnement sur l'ensemble des activités.'», Ambitieux, ce programme de certification 'globale', vise dès 2002, des 70 services liés aux usines du Bray et de Metz-Tessy, y compris le transport. Et à l'horizon 2004, les nouveaux sites d'Alex et de Poisy, proches d'Annecy. Le programme sera bouclé en 2005 avec la certification du show room situé au centre ville de Thônes.
Pourtant, cette touche finale qui trahit 'un souci quasi obsessionnel du détail'ne doit pas occulter le grand chantier de l'année 2005 : l'installation d'une centrale de traitement des vapeurs de solvants sur le site du Bray dite Unité 5, dédiée aux travaux de finitions. Cet investissement de 1,5 millions d'euro, unique dans le secteur, fait la fierté des dirigeants. Sur près de 8700 m2, elle traite chaque semaine entre 18 et 20000 pièces bois. Finitions cirées, huilées, laquées, vernies, rechampies, patinées… Avec quelques 2000 références en catalogue, l'éventail des possibilités est aussi étendu que l'autorise la gamme des produits de finitions...
Les opérateurs bénéficient évidemment tous de protections adaptées contre les émanations dégagées par l'utilisation annuelle de centaines de milliers de litres de diluants, vernis, durcisseurs et autres produits solvantés... L'air de l'Unité 5 est entièrement renouvelé sept fois par heure. Ne restait donc que le problème des rejets des composés organiques volatils dans l'atmosphère. Un souci que le nouvel incinérateur écarte définitivement.
Ce nouvel équipement capture systématiquement les composés organiques volatils (COV) pour les incinérer à 750°C. Résultat, on parvient à éliminer la quasi-totalité de ces émanations toxiques que les pouvoirs publics de l'Union européenne ont mis sous très haute surveillance. Une chose est sûre : à Thônes, ni le personnel de Mobalpa ni d'ailleurs la vallée et ses habitants n'auront à en pâtir.

Vigilant sur tous les fronts

Minutieux autant qu'ambitieux, le programme ISOTOP intègre une multitude d'actions...


De la conception des process productifs au retraitement et à la valorisation des déchets, de la sélection des matières premières à la prévention sous toutes ses formes...
Le management environnemental prétend agir sur tous les plans simultanément...
Côté approvisionnements,'on s'assure par exemple que les panneaux de particules ne contiennent ni métaux lourds, ni composés halogénés afin de garantir à terme une combustion moins polluante des résidus' déclare Christian Farat.
Le moindre stockage tient compte des incompatibilités et vise à prévenir les accidents environnementaux : 'l’ensemble des produits dangereux sont placés sur des bacs de rétention pour éviter toute pollution accidentelle des sols.' Particulièrement tatillonne, la surveillance des eaux usées et pluviales a conduit à segmenter les risques pour leur apporter une réponse spécifique. Certains rejets sont traités par des centres spécialisés. On a prévu des systèmes de récupération pour les eaux d’incendie, des barrières de protection en cas d’inondation afin que les eaux de débordement n’entrant pas en contact avec l’usine.
'Il existe même des kits de déversements accidentels pour stopper l’écoulement de produits nocifs et des séparateurs d’hydrocarbures (dispositifs retenant les corps gras) sur les parkings et surfaces goudronnées', précise-t-il.
La gestion des déchets n'est pas moins scupuleuse. Outre le régénérateur de solvants (100 litres jour) pour diminuer les déchets de diluants sales, de nombreux dispositifs permettent le tri sélectif en vue du recyclage ou du traitement par des filières spécialisées agrées. Piles, batteries et cartouches d’imprimantes vides sont évidemment récupérées. Ainsi que les résidus plastiques des ateliers. Question énergie, l'entreprise se veut également exemplaire. Depuis septembre 2003, elle a opté pour le contrat AlpEnergie 25 qui, avec le concours de la Régie Electrique de Thônes, garantit une électricité issue à 25 % de sources renouvelables, soit plus que l’objectif 2010 du protocole de Kyoto, fixé à 21 %.

Vers l'éco-conception

Ces efforts connaîtront leur consécration malgré la discrétion de Mobalpa. Lauréate en 2005 du Prix Entreprises & Environnement organisé par l'Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d'Industrie, Mobalpa grille la politesse à des 'cadors' tels que Toyota et PSA. Nominée lors du salon Pollutec, elle sera régulièrement citée en exemple par la presse professionnelle.
En outre, son engagement ne se limite pas aux aspects réglementaires. Impliquée dans le processus de transformation du bois, Mobalpa se sent concernée par les problèmes de la déforestation sauvage ou des replantations mal pensées. C'est pourquoi elle a signé la Charte du Club Proforêts, émanation du WWF, World Wild Fund, et s'engage à favoriser les approvisionnements en bois provenant de forêts certifiées et à sensibiliser ses fournisseurs et l’opinion publique à ces sujets d'actualité.
Loin de se reposer sur sa notoriété, l'entreprise planche déjà sur de nouveaux projets. Un plan qui ne vise plus seulement l'environnement immédiat de l'entreprise, la vallée, ses partenaires économiques mais l'ensemble des clients.
'Après le management environnemental, nous cherchons maintenant à faire évoluer nos produits dans la voie de l'éco-conception', confie Christian Farat, 'une perspective qui intéresse toute l'industrie du meuble.' Mais, avoue-t-il, 'pour un cuisiniste, c'est un challenge un peu compliqué car la gamme de produits est très diversifiée.' D'où la nécessité d'avancer étape par étape. 'Pour l'heure, nous travaillons avec nos fournisseurs, sur ce thème, dans une logique d'achats de proximité.'
La proximité, une idée qui jusqu'à présent s'est révélée porteuse. Elle a permis de maintenir une industrie performante au milieu des alpages. Preuve qu'il n'y a pas d'incompatibilité. À condition de voir loin.

Question à...

Bernard Fournier, Président Directeur Général de Mobalpa

Avez-vous le sentiment d'innover en matière d'environnement ?
Difficile de trancher car d'une part, je m'inscris à cet égard dans la continuité tout en constatant que les progrès que nous avons accomplis dans ce domaine ont largement contribué à renforcer le potentiel de l'entreprise.
Quel est le poids de la tradition ?
Je parlerais plutôt de culture d'entreprise. Je me suis personnellement engagé dans la démarche environnement et j'ai voulu en faire une priorité permanente pour tous car, comme mes prédécesseurs à la tête de l'entreprise, je reste attaché à la préservation de l'environnement de la vallée du Fiers. Ce patrimoine naturel constitue sa vraie richesse sur le long terme, bien au-delà de notre activité industrielle à travers le potentiel touristique, agricole. La respecter, être en harmonie avec lui, tout en nous développant, c'est aussi pour nous certitude de nous inscrire dans la durée.
Dans quelle mesure cela participe-t-il à votre développement ?
Il est certain que ces investissements, qu'il s'agisse de protection environnementale, de prévention des risques ou de sécurité, ont largement modelé les habitudes et les méthodes de travail, dans le sens de la qualité globale. Loin d'être un luxe ou un supplément d'âme, ils participent directement de notre compétitivité. Sans compter l'image de marque qu'ils nous valent, par ailleurs, auprès de nos clients, des acheteurs sur les marchés les plus sensibles aux aspects environnementaux.

L’entreprise en bref

En 1907, Eugène Fournier, artisan du bois, installe, au hameau de «La Cour» près de Thônes, un atelier alimenté par une installation hydraulique où l'on fabrique divers objets en bois : skis, mobilier, chaises, chalets...
En 1946, ses deux fils, Marcel et Paul, reprennent l’entreprise. Pendant deux ans, «Fournier Frères» produit des buffets de cuisine puis, dès 1948, lance la fabrication d'éléments sous la marque MOBALPA (pour «Mobilier des Alpes»).
L’entreprise va connaître un formidable essor jusqu'à se hisser au premier rang du secteur avec aujourd'hui une gamme d'une cinquantaine de modèles de cuisine, mais aussi de salle de bains et des rangements, distribués dans plus de 700 points de vente à travers le monde Effectif : 600 salariés
Chiffre d’affaires : 350 millions d'euros
Contact : 39, rue de la Saulne
B.P. 22
874230 Thônes
FRANCE
Tel:(+33) 08 10 71 06 10
E.mail: info@mobalpa.com



Site web : www.mobalpa.fr


www.ameublement-durable.com

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