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"Génération Confo" : une touche écolo à la chambre d'enfant pour séduire les jeunes parents

Soucieux de mettre l'éco-conception à la portée des nouvelles générations, Conforama et Gautier ajoutent une dimension environnementale à un modèle innovant de chambre d'enfant.

La qualité environnementale à la portée de tous, tel est le nouveau credo des spécialistes de l'équipement du foyer en phase avec leur époque. Plus fort que le design, place désormais à l'éco-design dans sa version la plus radicale, à la fois écologique... et économique.

À l'origine de cette petite révolution, le partenariat entre Conforama, le numéro 2 mondial du secteur, et Gautier, l'un de ses fournisseurs les mieux placés sur ce terrain. L'occasion, pour le fabricant vendéen, d'appliquer à son domaine de prédilection, la chambre d'enfant, les préceptes de l'éco-conception, déjà testés avec succès dans le mobilier de bureau.

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Un concept de meuble innovant...

Reconnu depuis sa création pour sa créativité dans ce domaine et présent dans plus de 350 points de vente , Gautier commercialise aussi ses créations sous les marques Gami, dans les enseignes spécialisées et Galipette pour la puériculture. En 2006, le fabricant lance, sous le nom de Spirale, un concept astucieux de chambre de bébé transformable, en chambre junior. En peu de temps, il trouve sa place chez Conforama.

Désireux de présenter une réalisation lors de la Semaine du Développement Durable et pérenniser ainsi la démarche de l'enseigne dans l'ameublement, Pascal Darbon, chef de produit Chambre et Bureau, propose de pousser l'avantage. "À défaut de créer de toute pièce un modèle éco-conçu, pourquoi ne pas appliquer la démarche à cette chambre modulable ?"

Banco, répond immédiatement Gautier qui, fort de son expérience de l'éco-certification, dispose de tous les outils pour "customizer" son produit en ce sens. Un nouveau cahier des charges est ouvert. Au programme : économie de matières premières, choix de panneaux de particules à très faible teneur en formaldéhyde, remplacement du PVC par l'ABS, emballage et transport optimisés... Le tout, sans changer l'apparence des meubles.



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Vite remplacé par une nouvelle génération

La chambre Génération Confo est conçue pour l'utilisation de l'enfant de 0 à 13 ans. Evolutive, elle utilise environ 30% de bois et panneaux en moins, en comparaison avec une chambre bébé et une chambre junior traditionnelles. Les déchets de fabrication sont valorisés à hauteur de 98%.

La Semaine du Développement Durable à peine terminée, le modèle remplace immédiatement son prédécesseur dans les magasins Conforama. "Par sa rapidité de mise en oeuvre et d'exécution, le projet aura coupé court à la carrière de la chambre Spirale sans que les clients s'en aperçoivent", avoue malicieusement Pascal Darbon. "C'est la preuve qu'au-delà, ou plutôt en-deça des programmes d'éco-design les plus médiatisés, il existe, chez les fabricants, des marges considérables d'amélioration environnementale sur les gammes existantes", corrige-t-il. Pour beaucoup d'industriels, le renouvellement de l'offre centrée sur la production constitue un tremplin vers des projets d'éco-conception plus ambitieux. Mais, ce qui apparaît comme un gisement de compétitivité est à double tranchant. "Dès lors que les meubles sont identiques en apparence, les bénéfices environnementaux obtenus sont imperceptibles pour le consommateur." À design identique, pas d'effet avant-après ! D'où l'utilité du partenariat avec les distributeurs pour souligner, à travers la communication, la réalité des progrès accomplis.



Pascal DARBON

Du bureau à la chambre, Gautier trouve l'environnement le plus porteur

Parmi les voies possibles pour asseoir la compétitivité d'une entreprise, sur son marché et à l'étranger, l'éco-conception est un ressort à ne pas négliger. Comme le montre l'expérience des meubles Gautier.

Paradoxale, la Vendée, peut-être pas! Mais surprenante, certainement. Cette terre, que rien ne prédisposait à l'industrie, a vu fleurir, en quelques décennies, toutes sortes de PME. Nées avec les Trente Glorieuses, les plus prospères, contre toute attente, résistent aux sirènes des délocalisations, y compris dans les secteurs les plus exposés, comme l'ameublement. Leur principal atout, une étonnante réactivité aux évolutions du marché, comme en témoigne l'aventure de Gautier.

En 1958, le fondateur de ce qui n'est encore qu'un atelier de menuiserie artisanale installé au Boupère, en plein bocage vendéen, comprend que le baby-boom est en passe de bouleverser le cadre familial. Il imagine les premières chambres d'enfants. Pari gagné ! Ce mobilier spécifique, vendu à un prix accessible, par des réseaux de distribution dynamiques, séduit les jeunes ménages.


Double jeu

La suite est affaire de diversification. Au gré des modes et des années, chambres d'adultes, séjours puis bureaux s'affichent dans les enseignes spécialisées et les catalogues de VPC. Gautier applique aussi sa recette à la demande des collectivités puis du tertiaire. Avec succès ! Changement d'échelle. Le groupe qui compte un millier de collaborateurs, contrôle trois sites, dont une usine de panneaux, et plusieurs marques. Sa réussite suscite les convoitises. Il faudra même une grève, en 1999, pour sortir l'entreprise et son PDG des griffes d'un groupe financier et recentrer l'activité sur les fondamentaux, dans un contexte perturbé.

Au tournant du millénaire, Gautier, comme tous les fabricants de l'Hexagone, doit faire face à la montée des pays émergents. Du fond de son bocage, l'entreprise garde l'oeil rivé sur l'international en misant sur le label "made in France". Outre les pays européens, où l'entreprise est bien implantée, elle peut aussi compter sur les États-Unis où elle a pris pied depuis une vingtaine d'années pour séduire un marché plus sensible au design.

L'autre voie est celle du développement durable, des nouvelles attentes de consommation... Sur ce terrain, encore mal balisée, le pari est plus risqué, les choix plus compliqués. En effet, il faut trancher entre management environnemental des usines et éco-conception.
En optant pour la certification NF Environnement du mobilier de bureau, Gautier ne choisit pas la voie la plus sereine. Certes, sur ce créneau, il peut escompter un impact commercial direct, à condition de résoudre la difficile équation de l'éco-conception de produits professionnels d'entrée de gamme. "C'est le créneau où la concurrence est la plus féroce", déclare Daniel Torré, directeur de Gautier Office et initiateur de la démarche. Difficile de faire passer l'éco-conception dans des marges aussi serrées ? D'ailleurs, souligne-t-il "la plupart des titulaires de la marque NF Environnement Ameublement sont plutôt tournés vers le mobilier de bureau haut-de-gamme." Et pour cause, puisque, dans ce secteur, le ticket d'entrée est encore plus élevé.



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L'art et la matière

L'obtention de la marque NF Environnement Ameublement impose, en effet, la conformité aux exigences de durabilité de la certification NF Bureau Sécurité Confortique. Pour Daniel Torré, "ces spécificités réservées au mobilier de bureau constituent assurément une contrainte supplémentaire pour un fabricant s'adressant principalement au grand public." D'autant que "même sans obligation formelle, la double certification est imposée, de fait, par les grands comptes."

Au vu de tels efforts, on peut difficilement parler opportunisme. "Outre son effet de différentiation dans un système de distribution très concurrentiel, notre démarche était d'abord motivée par une volonté claire de minimiser les impacts négatifs de l'activité" précise cet homme de marketing, formé à l'école Boulle et converti aux vertus de l'écologie industrielle. Heureusement, l'entreprise ne s'engage pas dans l'aventure sans biscuits. "Gautier disposait d'une solide expérience de la normalisation, forgée dans les années 90 avec les Cercles de Qualité et une obtention précoce de l'ISO 9001" rappelle Pierre-Emmanuel Berthault, le manager qualité, chargé de la mise en oeuvre du projet.

Au vu de tels efforts, on peut difficilement parler opportunisme. "Outre son effet de différentiation dans un système de distribution très concurrentiel, notre démarche était d'abord motivée par une volonté claire de minimiser les impacts négatifs de l'activité" précise cet homme de marketing, formé à l'école Boulle et converti aux vertus de l'écologie industrielle. Heureusement, l'entreprise ne s'engage pas dans l'aventure sans biscuits. "Gautier disposait d'une solide expérience de la normalisation, forgée dans les années 90 avec les Cercles de Qualité et une obtention précoce de l'ISO 9001" rappelle Pierre-Emmanuel Berthault, le manager qualité, chargé de la mise en oeuvre du projet.



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Des projets pleins les cartons

Une fois la chasse aux matériaux indésirables ouverte, restait à l'organiser sur le terrain. "Le service achat a été chargé de trouver des fournisseurs de pièces et de sous-ensemble susceptibles de répondre à ces critères", indique Daniel Torré. Mais, corrige son collaborateur, "notre démarche n'a été ni éliminatoire ni inquisitoriale ; nous leur avons adressé un questionnaire pour les sensibiliser à la problématique." La même logique s'est imposée pour les prestataires logistiques. Les emballages ont été revus pour faciliter, d'une part, le recyclage et, d'autre part, le chargement et le transport des produits. "Avec la livraison hebdomadaire des clients et l'optimisation des tournées, nous sommes ainsi parvenus à réduire le bilan énergétique de nos produits tout en valorisant l'activité des transporteurs" souligne Pierre-Emmanuel Berthault.

Mais, s'agissant d'éco-conception, la livraison n'est pas une fin en soi. "Les clients aussi sont mis à contribution", insiste Daniel Torré. En complément du guide de montage des meubles Salto, Gautier a fourni des instructions de démontage et de séparation des éléments en vue de leur recyclage en fin de vie. Début 2004, le bureau Salto fait enfin son entrée au catalogue des distributeurs. Il aura fallu presque deux ans pour mener le projet à son terme. Six mois suffiront pour lancer Birdy, le second bureau certifié NF Environnement et mettre à profit l'expérience sur l'ensemble de la production. Dans la foulée, Gautier se tourne également vers la gestion environnementale de ses sites de fabrication : la chaufferie est mise aux normes, les unités de finitions modernisées pour limiter les rejets de COV dans l'atmosphère, de nouveaux solvants hydrosolubles sont introduits en 2006...

En inscrivant ces investissements dans un cadre normatif, le groupe obtient finalement la certification ISO 14001, pour la conception et la fabrication des produits. Ainsi doté de tous les attributs de la qualité environnementale, Gautier a renforcé sa réactivité. "Nous pouvons aujourd'hui répondre rapidement à tous les signaux du marché, appels d'offre des collectivités, partenariats avec les distributeurs ou renouvellement de nos gammes grand public", affirme Daniel Torré. Changement climatique, matériaux sains et renouvelables, gestion des ressources et des déchets, priorité aux filières courtes : les occasions de se distinguer sont nombreuses, et les concurrents sérieux, sur ce terrain, moins nombreux qu'il n'y paraît.



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Mobalpa, un cuisiniste à l'aise avec les quatre éléments.

Pionnier en matière d’éco-conception de mobilier, le groupe Forège entend faire de cette démarche le principal moteur de sa créativité et son marketing.

À mesure qu'on remonte les vallées à l'assaut des massifs nord-alpins, l'activité industrielle se fait naturellement discrète. Mais, discrétion ne signifie pas forcément modestie. À Thônes, par exemple, où le Nom et le Fier, si bien nommé, convergent en un torrent prêt, déjà, à défier le Rhône, le site du Bray, berceau de la société Mobalpa, avec ses quelques 110000 m2, fait figure d'exception. Difficile d'imaginer en effet pareille implantation, entre Bornes et Aravis, au pays du Reblochon ! En marge de la Savoie laborieuse, celle de l'Avre et des champions du décolletage ou celle des vallées de Maurienne et Tarentaise dopée autrefois par la houille blanche, une telle aventure industrielle en impose. Pour Christian Farat, Directeur Qualité-Environnement du célèbre cuisiniste, "elle impose surtout des obligations au regard de cet environnement remarquable où une société aussi en vue que Mobalpa a tout intérêt à ne pas se faire remarquer."



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Novateur depuis longtemps

Ce respect de l'environnement, pourtant, ne date pas d'hier. Bien antérieur à la réputation de la marque, il est une des valeurs cardinales de l'entreprise qui s'exprime suivant les préoccupations du moment. Cela a commencé, dans les années 70, par la mise en oeuvre d'un dispositif automatique de protection incendie sur le site de La Cour. Novatrice pour l'époque, cette démarche scelle, déjà, l'alliance entre "sécurité" et "environnement" tout en conjurant le souvenir de l'incendie de l'atelier d'origine.
Très vite, d'autres problèmes très concrets appellent des solutions où se conjuguent intérêt économique et écologie. Les premiers chocs pétroliers poussent à réviser la gestion de la flotte et la conduite des chauffeurs. Les extensions du site, au début des années 80, et l'usage intensif de résines et de produits de finition conduisent à mettre l'accent sur la protection des eaux. Systématiquement récupérées, les eaux industrielles sont retraitées par un prestataire afin d'écarter tout risque de pollution du "Nom", le torrent qui, au temps du fondateur, fournissait l'énergie.
La création de "l'Usine du Bray", en septembre 1990, est l'occasion de systématiser toutes ces démarches. Le maître mot n'est pas encore "environnement" mais "qualité". Mais, Christian Farat, à l'époque jeune qualiticien transfuge de la filière électronique régionale comprend vite, "que, dans l'esprit de la direction, l'un ne va pas sans l'autre."
De fait, la nouvelle unité de production intègre une imposante série de dispositions environnementales : éclairage zénithal, tri des déchets, contrôle et réduction des composés organiques volatils, introduction des vernis hydrosoluble... Chaque année apporte son lot d'améliorations. Si bien qu'au tournant du millénaire, l'entreprise décide d'en formaliser le contour grâce à la certification.





Certification globale

Le projet a un nom de code : ISOTOP. Son objectif : obtenir en deux ans la double certification ISO 9001, pour la qualité, et 14001, pour le management environnemental.« Plus précisément, rappelle Christian Farat, il s'agissait de mettre sur pied un management intégrant sécurité, qualité et environnement sur l'ensemble des activités."», Ambitieux, ce programme de certification "globale", vise dès 2002, des 70 services liés aux usines du Bray et de Metz-Tessy, y compris le transport. Et à l'horizon 2004, les nouveaux sites d'Alex et de Poisy, proches d'Annecy. Le programme sera bouclé en 2005 avec la certification du show room situé au centre ville de Thônes.
Pourtant, cette touche finale qui trahit "un souci quasi obsessionnel du détail"ne doit pas occulter le grand chantier de l'année 2005 : l'installation d'une centrale de traitement des vapeurs de solvants sur le site du Bray dite Unité 5, dédiée aux travaux de finitions. Cet investissement de 1,5 millions d'euro, unique dans le secteur, fait la fierté des dirigeants. Sur près de 8700 m2, elle traite chaque semaine entre 18 et 20000 pièces bois. Finitions cirées, huilées, laquées, vernies, rechampies, patinées... Avec quelques 2000 références en catalogue, l'éventail des possibilités est aussi étendu que l'autorise la gamme des produits de finitions...
Les opérateurs bénéficient évidemment tous de protections adaptées contre les émanations dégagées par l'utilisation annuelle de centaines de milliers de litres de diluants, vernis, durcisseurs et autres produits solvantés... L'air de l'Unité 5 est entièrement renouvelé sept fois par heure. Ne restait donc que le problème des rejets des composés organiques volatiles dans l'atmosphère. Un souci que le nouvel incinérateur écarte définitivement.
Ce nouvel équipement capture systématiquement les composés organiques volatils (COV) pour les incinérer à 750°C. Résultat, on parvient à éliminer la quasi-totalité de ces émanations toxiques que les pouvoirs publics de l'Union européenne ont mis sous très haute surveillance. Une chose est sûre : à Thônes, ni le personnel de Mobalpa ni d'ailleurs la vallée et ses habitants n'auront à en pâtir.

Vigilant sur tous les fronts

Minutieux autant qu'ambitieux, le programme ISOTOP intègre une multitude d'actions...
De la conception des process productifs au retraitement et à la valorisation des déchets, de la sélection des matières premières à la prévention sous toutes ses formes...
Le management environnemental prétend agir sur tous les plans simultanément...
Côté approvisionnements,"on s'assure par exemple que les panneaux de particules ne contiennent ni métaux lourds, ni composés halogénés afin de garantir à terme une combustion moins olluante des résidus" déclare Christian Farat.
Le moindre stockage tient compte des incompatibilités et vise à prévenir les accidents environnementaux : "l’ensemble des produits dangereux sont placés sur des bacs de rétention pour éviter toute pollution accidentelle des sols." Particulièrement tatillonne, la surveillance des eaux usées et pluviales a conduit à segmenter les risques pour leur apporter une réponse spécifique. Certains rejets sont traités par des centres spécialisés. On a prévu des systèmes de récupération pour les eaux d’incendie, des barrières de protection en cas d’inondation afin que les eaux de débordement n’entrant pas en contact avec l’usine.
"Il existe même des kits de déversements accidentels pour stopper l’écoulement de produits nocifs et des séparateurs d’hydrocarbures (dispositifs retenant les corps gras) sur les parkings et surfaces goudronnées", précise-t-il.
La gestion des déchets n'est pas moins scupuleuse. Outre le régénérateur de solvants (100 litres jour) pour diminuer les déchets de diluants sales, de nombreux dispositifs permettent le tri sélectif en vue du recyclage ou du traitement par des filières spécialisées agrées.Piles, batteries et cartouches d’imprimantes vides sont évidemment récupérées. Ainsi que les résidus plastiques des ateliers. Question énergie, l'entreprise se veut également exemplaire. Depuis septembre 2003, elle a opté pour le contrat AlpEnergie 25 qui, avec le concours de la Régie Electrique de Thônes, garantit une électricité issue à 25 % de sources renouvelables, soit plus que l’objectif 2010 du protocole de Kyoto, fixé à 21 %.

Vers l'éco-conception

Ces efforts connaîtront leur consécration malgré la discrétion de Mobalpa. Lauréate en 2005 du Prix Entreprises & Environnement organisé par l'Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d'Industrie, Mobalpa grille la politesse à des "cadors" tels que Toyota et PSA. Nominée lors du salon Pollutec, elle sera régulièrement citée en exemple par la presse professionnelle.
En outre, son engagement ne se limite pas aux aspects réglementaires. Impliquée dans le processus de transformation du bois, Mobalpa se sent concernée par les problèmes de la déforestation sauvage ou des replantations mal pensées. C'est pourquoi elle a signé la Charte du Club Proforêts, émanation du WWF, World Wild Fund, et s'engage à favoriser les approvisionnements en bois provenant de forêts certifiées et à sensibiliser ses fournisseurs et l’opinion publique à ces sujets d'actualité.
Loin de se reposer sur sa notoriété, l'entreprise planche déjà sur de nouveaux projets. Un plan qui ne vise plus seulement l'environnement immédiat de l'entreprise, la vallée, ses partenaires économiques mais l'ensemble des clients.
"Après le management environnemental, nous cherchons maintenant à faire évoluer nos produits dans la voie de l'éco-conception", confie Christian Farat, "une perspective qui intéresse toute l'industrie du meuble." Mais, avoue-t-il, "pour un cuisiniste, c'est un challenge un peu compliqué car la gamme de produits est très diversifiée."D'où la nécessité d'avancer étape par étape. "Pour l'heure, nous travaillons avec nos fournisseurs, sur ce thème, dans une logique d'achats de proximité."
La proximité, une idée qui jusqu'à présent s'est révélée porteuse. Elle a permis de maintenir une industrie performante au milieu des alpages. Preuve qu'il n'y a pas d'incompatibilité. À condition de voir loin.

Avez-vous le sentiment d'innover en matière d'environnement ?
Difficile de trancher car d'une part, je m'inscris à cetégard dans la continuité tout en constatant que les progrès que nous avons accomplis dans ce domaine ont largement contribué à renforcer le potentiel de l'entreprise.

Quel est le poids de la tradition ?
Je parlerais plutôt de culture d'entreprise. Je me suis personnellement engagé dans la démarche environnement et j'ai voulu en faire une priorité permanente pour tous car, comme mes prédécesseurs à la tête de l'entreprise, je reste attaché à la préservation de l'environnement de la vallée du Fiers. Ce patrimoine naturel constitue sa vraie richesse sur le long terme, bien au-delà de notre activité industrielle à travers le potentiel touristique, agricole. La respecter, être en harmonie avec lui, tout en nous développant, c'est aussi pour nous certitude de nous inscrire dans la durée.
Dans quelle mesure cela participe-t-il à votre développement ?
Il est certain que ces investissements, qu'il s'agisse de protection environnementale, de prévention des risques ou de sécurité, ont largement modelé les habitudes et les méthodes de travail, dans le sens de la qualité globale. Loin d'être un luxe ou un supplément d'âme, ils participent directement de notre compétitivité. Sans compter l'image de marque qu'ils nous valent, par ailleurs, auprès de nos clients, des acheteurs sur les marchés les plus sensibles aux aspects environnementaux.

L’entreprise en bref

En 1907, Eugène Fournier, artisan du bois, installe, au hameau de «La Cour» près de Thônes, un atelier alimenté par une installation hydraulique où l'on fabrique divers objets en bois : skis, mobilier, chaises, chalets...
En 1946, ses deux fils, Marcel et Paul, reprennent l’entreprise. Pendant deux ans, «Fournier Frères» produit des buffets de cuisine puis, dès 1948, lance la fabrication d'éléments sous la marque MOBALPA (pour «Mobilier des Alpes»).
L’entreprise va connaître un formidable essor jusqu'à se hisser au premier rang du secteur avec aujourd'hui une gamme d'une cinquantaine de modèles de cuisine, mais aussi de salle de bains et des rangements, distribués dans plus de 700 points de vente à travers le monde

Effectif : 600 salariés
Chiffre d’affaires : 350 millions d'euros
Contact : 39, rue de la Saulne
B.P. 22
874230 Thônes
FRANCE
Tel:(+33) 08 10 71 06 10
E.mail: info@mobalpa.com
Site web : www.mobalpa.fr

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Forège, une réussite au goût de Vanille

Pionnier en matière d’éco-conception de mobilier, le groupe Forège entend faire de cette démarche le principal moteur de sa créativité et son marketing.

À l’instar d’autres activités phares, l’industrie vendéenne de l’ameublement affiche depuis quelques années une santé insolente. Entre 2000 et 2003, son activité a cru trois fois plus que le reste de l’hexagone. Dans un secteur confronté à une certaine apathie des consommateurs et à la concurrence des pays à bas salaire, ce succès interpelle. Quelle est donc la recette de ces industriels solidement campés au coeur de leur bocage ? Est-ce l’export, si cher aux experts de tous poils ? Apparemment pas, puisque les exportations ont chuté de 24,9 %. Les délocalisations alors ? Non plus ! Au contraire même : chez les principaux fabricants, la tendance serait plutôt au recentrage, à l’usine comme en vitrine… Le côté tradition en moins. Car, ce succès repose d’abord sur une formidable capacité d’innovation. Un talent que Forège cultive depuis pas mal d’années. Et qui, depuis les années 60, lui a permis d’être souvent au bon endroit, au bon moment.
« L’entreprise s’est d’abord fait connaître par ses meubles contemporains puis, dans les années 70, elle s’est diversifiée avec la vogue du rustique pour finalement s’imposer comme un généraliste à l’aise dans tous les styles » résume le directeur du Développement., Éric de Pontbriand. Une croissance portée par les humeurs du public. Éclectique, sans doute, mais sûrement pas touche-à-tout.!



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« En réalité, Forège a misé simultanément sur la diversification et la qualité », corrige cet ingénieur recruté justement pour conduire cette évolution. « La démarche qualité a été initiée dans les années 80 avec la mise en place des cercles de qualité visant la Qualité Totale et récompensée par le grand prix français de la qualité (AQTA) en 1994 », souligne-t-il. Dans la foulée, Forège enchaîne avec la certification ISO 9001 puis la labellisation des produits, en l’occurrence, NF Ameublement...

Un parcours sans faute, parfait pour mobiliser les énergies tant qu’il permet de se distinguer. Car le problème c’est qu’une fois la qualité entrée dans les moeurs, bien assurée, l’entreprise ne peut compter que sur des améliorations marginales et de moins en moins perceptibles par le marché. La montée en puissance du développement durable, au tournant du millénaire, arrive à point pour relancer la stratégie produit.

Développer durablement

Le déclic viendra lors d’une réunion d’information sur l’éco-conception organisée par le CTBA et la CAMIF. « Prévue pour dédramatiser la question, jugée complexe par beaucoup d’industriels, la démarche a immédiatement retenue l’attention de tous les dirigeants», confie Éric de Pontbriand. L’occasion était trop belle pour stimuler la créativité de son équipe de designers affairée à créer une centaine de nouveaux modèles chaque année. Présentée à l’ensemble du personnel, le projet concocté en juin 2004 par une douzaine de collaborateurs obtient d’emblée l’adhésion de tout le personnel. Au programme, l’écoconception d’une gamme complète pensée autour de matériaux naturels, en phase avec les tendances du moment. « Six mois plus tard, au Salon de Paris, Forège présentait son nouveau séjour Vanille, associant bois et ardoise, avec l’estampille NF Environnement », rappelle Éric de Pontbriand.

Le mot estampille n’est pas trop fort puisque Forège a poussé le souci du détail jusqu’au marquage en relief de l’intérieur de ses meubles. Sans doute parce que ses efforts restent, pour la plupart, imperceptibles par le client. « Dans ce domaine, ils portent surtout sur le cycle de vie du produit et de ses différents matériaux et visent à améliorer les impacts environnementaux à chaque étape », note l’ingénieur. « Ce qui nous a conduit à écarter d’emblée certains matériaux, gourmands en énergie, ou certains composants, comme les vis bi-chromées, contenant des métaux lourds très difficiles à recycler ; nous avons aussi proscrit les finitions à base de solvants toxiques au profit de produits hydrosolubles », poursuit-il.

Question à...Éric de Pontbriand, Directeur du développement de Forège

Quel a été l’impact commercial du lancement de la gamme Vanille certifiée NF Environnement ?

Tout d’abord, pour nos clients distributeurs, les spécialistes ameublement, cette gamme représentait une collection totalement en phase avec leur communication : l’environnement et le développement durable. Tout en étant éco conçue, Vanille n’en demeure pas moins une collection à l’esthétique et au prix adaptés au marché. Son aspect environnemental valorise les arguments traditionnels de commercialisation. Pour le consommateur final, cet achat, en plus de répondre au besoin « meuble » contribue pleinement à son souci de préservation des ressources de la planète. D’autant que nous l’accompagnons par le biais d’informations pertinentes sur l’aspect écologique de Vanille avec, notamment, un carnet de présentation contenant des conseils d’entretien et d’utilisation...

Des bénéfices partagés

À défaut de les voir, le consommateur bénéficie concrètement de ces progrès, pour sa santé notamment. Mais, souligne-t-on chez Forège, il n’est pas le seul : « s’agissant des finitions, par exemple, les nouveaux produits utilisés ont considérablement assaini l’atmosphère de travail.» Le principal gagnant demeure cependant l’environnement et, à travers lui, la collectivité.

En amont, la forêt est préservée puisque la principale matière première du fabricant, le bois, provient de forêts gérées durablement. En bout de chaîne, on s’efforce aussi de réduire les déchets comme l’explique Jean-Baptiste Puyou, ingénieur conseil qui, avec le CTBA, a accompagné Forège dans sa démarche qui « s’est intéressée aussi à la technique d’assemblage afin d’éviter l’emploi de colle. L’étude multicritères a observé ensuite si le fait de devoir emballer différemment les pièces (...) n’allait pas provoquer un accroissement de matière pour l’emballage. Si tel avait été le cas, nous n’aurions fait que déplacer la pollution. »

Le pli est pris

Clients, partenaires, salariés... Tout le monde y trouve son compte. La gamme « Vanille » n’a pas tardé à faire ses preuves sur le marché. Convaincu d’avoir ajouté une nouvelle corde à son arc, le groupe Forège n’a pas tardé à répéter l’opération. « Nous avons décidé d’appliquer cette démarche aux gammes les moins problématiques, c’est-à-dire là où les matériaux naturels prédominent, comme les séjours Bélize, de style exotique mais à base de merisier, ou Armony, aux tonalités plus campagnardes », avoue Éric de Pontbriand. Cette approche pragmatique reste compatible avec les objectifs de renouvellement fréquent du catalogue. En effet, la méthodologie est désormais bien rodée et, « sans parler de routine, on peut dire que le pli est pris. » De plus, les frais liés à la certification n’affectent pas le prix du produit. La compétitivité est donc sauve conformément à la règle fixée initialement : « D’accord pour l’écoconception, à condition de ne rien concéder sur le prix, la fonction, l’esthétique ni la qualité du produit. »

Créé en 1964, le groupe Forège est issu du rapprochement de deux entreprises. Aujourd’hui, ses activités sont réparties sur les 2 sites de fabrication vendéens de Treize-Septiers et de La Gaubretière et la nouvelle usine située en Roumanie.

Effectif : 400 salariés
Chiffre d’affaires : 40 millions d'euros
Contact : Rue Menhir - B.P. 129
Treizes Septiers
85603 MONTAIGU cedex
FRANCE
Tel: 02 51 43 11 11
Fax: 02 51 43 11 17

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Hardy-Roux mise sur l’environnement, discrètement mais sûrement !

Lancée à l’occasion de la rénovation d’un atelier, l’action du cuisiniste breton en matière d’environnement a profondément changé la culture de l’entreprise.

« Tout a commencé en 1997 quand nous avons décidé de reconstruire l’atelier de traitement de surfaces dans le cadre du regroupement de nos deux sites industriels », explique Didier Roux, PDG du groupe installé à Langon, en Ille-et-Villaine. Douze années après avoir pris les commandes de l’entreprise familiale, il savait que « l’état des installations justifiait cette décision que la réglementation aurait, d’ailleurs, tôt ou tard imposé. » Mais cette opération classique de transfert et de modernisation de l’outil industriel n’a pris la tournure imaginée.
Réputée sourcilleuse, la DRIRE a su se convaincre l’industriel d’aborder le dossier autrement. Moins par ses mises en garde qu’en usant des arguments de Bretagne Environnement Plus (BE+), un programme financé par l’État, la région et l’Union européenne qui, depuis 1994, incite les entreprises locales à former un correspondant en charge des questions d’environnement.



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Une mutation industrielle et culturelle

Avec deux stagiaires, Hardy-Roux s’est trouvée plutôt bien épaulée. « L’étude menées par ces deux élèves ingénieurs de Rennes a permis de réaliser un diagnostic approfondi du site », déclare Didier Roux. Mais, inévitablement, leurs conclusions ont élargi le champ d’action au-delà de l’atelier de traitements des éléments de cuisines. Non contents de proposer des solutions contre les composés organiques volatils (COV), ils n’ont pas hésité à soulever d’autres points sensibles : la gestion des déchets, l’efficacité énergétique, le bruit...
De quoi éveiller sa fibre environnementale. Est-ce le brio des jeunes ingénieurs ou le souvenir des débats du Centre des Jeunes Dirigeants ? Toujours est-il que Didier Roux a décidé de jouer à fond cette carte. Quitte à regrouper les activités, à revoir les équipements de traitement des surfaces, autant passer l’ensemble du site au crible de la certification ISO 14000.

L’opération a été rondement menée. «Un an et demi après la remise du mémoire et le recrutement, dans la foulée, d’un des auteurs, l’entreprise était certifiée », précise-t-il fièrement. Un exploit quand on considère qu’en marge du programme de certification, de nombreux aménagements du site ont été réalisés. «La mobilisation de l’ensemble du personnel était une des conditions essentielles du projet », explique le dirigeant, convaincu que « l’évolution vers l’écrit de la culture industrielle de l’entreprise, jusque-là plutôt orale, était une nécessité. »

Finalement, tout le monde a su s’adapter. Loin de voir dans la multiplication des opérations régulières de contrôle de nouvelles tracasseries, « le personnel a rapidement compris que la logique d’amélioration continue était profitable à tous. » D’autant que les procédures de suivi environnemental portaient sur des évolutions bien concrètes comme l’emploi dans le nouvel atelier de traitement de surfaces des nouvelles solutions hydrosolubles. « Nous sommes le premier fabricant de cuisines à avoir réglé complètement le problème de toxicité des COV avec ce type de finitions neutres sans rejets dans l’usine ni relargage ultérieur», affirme Didier Roux.

Des efforts largement récompensés
Mais le plan d’investissements ne s’est pas limité à cet aspect considéré d’emblée comme prioritaire. Il a également permis d’améliorer la gestion des déchets. Une filière de tri « très » sélectif a été organisée sur toutes les lignes de fabrication. Outre la récupération des matériaux solides, elle permet également, grâce à un système d’aspiration sophistiqué, le recyclage des poussières et copeaux de l’usinage des PVC, métaux et bois... « Sur ce point, les progrès ne se mesurent pas seulement en terme de confort et de propreté », déclare l’industriel qui se félicite « du retour sur investissement réalisé grâce à la valorisation des déchets spéciaux et la réduction des déchets ultimes de plus en plus coûteux à éliminer.»

La même logique vaut également pour les modifications de la chaufferie au bois. Le système de régulation des rendements en période d’été, complété par l’installation de panneaux solaires, n’a pas seulement permis de réduire les rejets de CO2, il limite aussi la surconsommation des ressources énergétiques que l’entreprise tire de son activité.

Selon cette stricte vision comptable, seule la réduction des nuisances sonores pourrait apparaître comme un investissement de « prestige ». À cette fin, en effet, l’entreprise ne s’est pas contentée de déplacer ses compresseurs, elle a acquis et boisé le terrain adjacent pour protéger les riverains du bruit. Une opération paysagère qui a été plébiscité par les habitants de cette paisible commune du bocage breton.

Avec les journées portes ouvertes organisées, par ailleurs, pour les familles du personnel, la politique environnementale d’Hardy-Roux aura ainsi reçu un écho au plan local. Car, bizarrement l’entreprise, au-delà de son cercle de fidèles, est restée assez discrète sur ce sujet. Ce qui ne veut pas dire qu’elle n’en a pas fait un atout stratégique, par ailleurs.

« Lorsque nous avons racheté les cuisines Hardy en 1999, l’expérience du management environnemental pour remettre à niveau son outil de production», avoue pudiquement Didier Roux. Un projet sans doute plus laborieux car, fort de l’expérience précédente, il aura fallu presque six années pour certifier l’usine de La Chapelle des Fougeretz. Reste qu’au terme de cette réorganisation, le dirigeant d’Hardy-Roux se sent désormais prêt à pousser son avantage sur le marché. Sur le terrain de la communication notamment. L’équipe commerciale sera bientôt équipée de voitures hybrides. Pour l’économie un peu mais surtout pour le « fun ». Mais c’est surtout, au bureau d’études que se décide le nouveau challenge de l’entreprise. Forte de son image innovante en matière de design, les collaborateurs planchent désormais sur l’éco-conception des prochaines gammes de cuisines.

Question à Didier Roux, PDG du groupe Hardy-Roux

Quel impact a eu votre démarche environnementale sur le développement de l’entreprise ?

Au-delà des progrès évidents et sensibles dans la production, en matière gestion des flux, des déchets, de l’amélioration du confort et des conditions de travail, je considère aujourd’hui que la réflexion environnementale a été plus profitable encore en terme de culture d’entreprise et de savoir-faire. Ces ressources difficilement quantifiables ont été particulièrement utiles pour mener à bien notre stratégie de croissance externe. Elles le seront également pour adapter notre gamme de produits à la fibre de plus en plus écologique de notre clientèle.

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L’entreprise en bref

Hardy-Roux est issu du rapprochement de deux entreprises bretonnes créées dans les années 60 : ROUX pour le style tradition et Cuisines et Bains Hardy, plutôt marqué par le style contemporain.Aujourd’hui, les activités sont regroupées sur sites spécialisés :

- Langon sur Vilaine (mélaminés monocouleur bois massif...)

- La Chapelle des Fougeretz (polymères, stratifiés, laques sur médium, mélaminés bicolores...)

Chiffre d’affaires 2002 : 15 millions d'euros
Contact : Route De Saint Malo
La Robiquette
35760 SAINT-GREGOIRE
Tel : 02 23 46 86 86
Fax : 02 23 46 86 80

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